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Cette chronique est une gracieuseté de Présence Magazine 129 (2008). |
Bâtir sur le roc1er juin 2008 « Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc » (v. 24) Bâtir sur le roc, c’est se fier au Christ, c’est s’appuyer sur Lui sans crainte d’être déçu. Et pourtant que de déceptions dans nos attentes du Seigneur! Bâtir sur le roc, c’est être solide dans notre foi. Et pourtant que de doutes et d’hésitations dans nos appartenances religieuses! Bâtir sur le roc, c’est être en mesure de résister aux tempêtes. Et pourtant que d’épreuves nous fragilisent, quand elles ne nous bloquent pas dans nos élans de foi! Peut-être oublions-nous parfois que l’on n’a jamais fini de bâtir notre relation au Christ, nos appartenances religieuses et nos élans de foi. Bâtir sur le roc, choisir Jésus, c’est également faire sa volonté. C’est non seulement dire «Seigneur, Seigneur», c’est faire, agir, se mettre en route. C’est plus que rêver d’un monde meilleur, c’est plus que prier pour un monde meilleur, c’est se convertir soi-même sans cesse, pour acquérir une mentalité davantage inspirée par l’évangile. C’est poser sa pierre pour plus de justice autour de soi, sans se décourager et sans baisser les bras. Cette constante exigence de la conversion pour les disciples de Jésus doit bien faire partie des plans de la maison à bâtir sur le roc. Comme si toute notre vie, nous poursuivions une construction de fidélité au Christ en retournant constamment vérifier les plans que sont les béatitudes évangéliques, en suspendant parfois les travaux pour mieux comprendre et interpréter les plans, en corrigeant parfois certaines fantaisies non conformes aux plans. Bâtir sa maison sur le roc, c’est se fier à l’architecte. «Si le Seigneur ne bâtit la maison c’est en vain que peinent les maçons». Lorsque notre maison intérieure nous apparaît si fragile, lorsque la maison ecclésiale semble s’écrouler à plusieurs points de vue, il est bon de nous rappeler cette parole du psaume 126. La foi au Christ présente à notre vie et à l’Église nous relance dans la construction, nous remet à l’ouvrage, quand le cœur y est moins et que les mains sont défaillantes. Si l’on remet sa confiance dans l’architecte, on lâche prise plus facilement et on garde le cap sur l’espérance. GABRIEL GINGRAS
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